Un serveur à vous, avec ses propres processeurs et sa propre mémoire, installé à Montréal et en ligne en moins de deux minutes. C’est ce que propose FFxF, un hébergeur québécois qui loue un VPS Canada dédié à partir de 8,50 dollars canadiens par mois, taxes incluses. Avec ce serveur, vous pouvez faire tourner votre VPN, votre Nextcloud familial, le site de votre association ou l’application d’une petite entreprise, et les fichiers restent au Canada. Ce qui m’intéresse ici, c’est ce que la gamme met concrètement entre vos mains, offre par offre.
Un VPS Canada hébergé à Montréal, vos données restent au pays
Un VPS, c’est un serveur privé virtuel : une machine découpée dans un gros serveur physique, que vous administrez comme un ordinateur à part entière, avec un accès root. Chez FFxF, ces machines tournent en KVM, sur l’infrastructure montréalaise de l’hébergeur (repérée MTL·YUL), et sur son propre réseau, l’AS402554. La promesse affichée en haut de sa page tient en quatre mots : « Data stays in Canada ».
Pour un particulier, cette localisation est surtout une question de tranquillité. Vos photos, vos documents et vos sauvegardes restent dans un pays dont vous connaissez les règles. Pour une PME ou un travailleur autonome au Québec, l’argument pèse davantage, parce que la loi provinciale encadre la sortie des renseignements personnels hors de la province.
Le saviez-vous ?
Le 22 septembre 2023, une nouvelle série de dispositions de la Loi 25 est entrée en vigueur au Québec. Depuis, une entreprise doit réaliser une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (ÉFVP) lorsque la loi l’exige, par exemple avant de communiquer des renseignements personnels à l’extérieur du Québec. Elle doit aussi respecter les nouvelles règles qui encadrent ces communications. Un serveur loué à Montréal garde les fichiers clients dans la province.
Source : Gouvernement du Québec, communiqué « Loi 25 : entrée en vigueur de dispositions qui rehaussent la protection de la vie privée des Québécois », 22 septembre 2023.
vCPU et mémoire dédiés : ce que vous louez vous est réservé
À mon sens, c’est la ligne qui compte le plus sur la page de FFxF : « Dedicated vCPU, RAM, and disk: what you rent is reserved for you, never oversold. » Concrètement, les 2 Go de mémoire d’une offre Nano sont à vous, à toute heure. Aucun voisin ne vient les grignoter un soir de forte charge.
Ce point change la vie dès que le serveur héberge quelque chose de vivant. Un bot Discord qui doit répondre tout de suite, une instance n8n qui déclenche des automatisations la nuit, une boutique qui encaisse : tous ont besoin d’une puissance stable, pas d’une puissance « en moyenne ». Le stockage suit la même logique, sur SSD en RAID10.
Côté réseau, chaque machine reçoit une IPv4 dédiée, un bloc IPv6 /64 routé et le DNS inverse. FFxF ajoute aussi le HTTPS automatique pour les applications et une protection anti-DDoS de niveau L3/L4. Chaque offre comprend 1 To de trafic par mois sur un port partagé de 1 Gbps en burst. Si vous dépassez ce volume, le service n’est ni coupé ni bridé : le surplus est facturé 2 CAD le To. Pour un serveur de jeu qui attire du monde un week-end, c’est franchement rassurant.

Accès root et console KVM : le VPS s’administre comme votre propre machine. Photo Daniil Komov / Unsplash
Quelle configuration choisir entre Nano, Starter, Pro et Scale
La gamme compte quatre paliers, avec les mêmes options sur chacun. FFxF indique lui-même à quoi sert chaque palier, et ses exemples sont bien choisis.
Le Nano (1 vCPU, 2 Go) vise un VPN, un DNS, des bots et de petits services légers. Le Starter (2 vCPU, 4 Go) convient aux services auto-hébergés, à un VPN, à un serveur de jeu ou à des environnements de test. Le Pro (4 vCPU, 8 Go) est pensé pour le staging, la CI/CD, les applications web, le SaaS et la production. Le Scale (8 vCPU, 16 Go) sert à tout ce qui demande davantage de muscle.
Pour un premier serveur personnel, je partirais sur le Starter. Les 4 Go laissent de la place pour un Nextcloud et un ou deux conteneurs Docker, sans avoir à surveiller la mémoire. Le Nano reste parfait pour un service unique et léger, un VPN par exemple. Ses 8,50 CAD par mois tombent même à 6,50 CAD si vous vous contentez de l’IPv6.
Les quatre configurations VPS de FFxF en un coup d’œil
Prix mensuels en dollars canadiens, taxes incluses, relevés le 04/11/2026
Nano · 8,50 CAD
1 vCPU · 2 Go RAM · 20 Go SSD
VPN, DNS, bots, petits services
Starter · 16 CAD
2 vCPU · 4 Go RAM · 40 Go SSD
Auto-hébergement, serveur de jeu, tests
Pro · 30 CAD
4 vCPU · 8 Go RAM · 80 Go SSD
Staging, CI/CD, applis web, production
Scale · 56 CAD
8 vCPU · 16 Go RAM · 160 Go SSD
Charges lourdes, production
Sur chaque offre : 1 To de trafic par mois sur un port partagé de 1 Gbps (burst) · 7 sauvegardes manuelles · IPv4 + IPv6 /64 · console KVM
Options : trafic supplémentaire +2 CAD/To · sauvegardes automatiques +3 CAD/mois/VM · formule annuelle au prix de dix mois
Source : FFxF, page VPS, relevé le 04/11/2026
60 images prêtes à déployer, de WordPress à Nextcloud
FFxF propose 60 images au moment de créer une machine. On y trouve 28 systèmes d’exploitation, 26 applications préinstallées et 6 images Windows avec MetaTrader. Côté applications, la liste comprend WordPress, Docker, Nextcloud ou n8n. Vous choisissez l’image, la machine démarre avec le logiciel déjà en place, et il ne vous reste qu’à le configurer.
Pour un lecteur qui découvre l’auto-hébergement, ce catalogue fait gagner des heures. Installer un Nextcloud à la main, c’est une soirée de dépendances et de fichiers de configuration. Avec l’image prête, il ne reste que la personnalisation. Deux offres sont même construites autour d’un usage précis : un VPS avec Easypanel préinstallé, pour gérer ses applications depuis une interface, et un VPS Windows dédié à MetaTrader pour le trading.
Le reste de l’offre suit la même logique. Si vos besoins grandissent, FFxF propose aussi des réseaux privés pour relier vos machines hors d’Internet, des pare-feu, des répartiteurs de charge et des bases de données gérées (PostgreSQL, MySQL, MariaDB, Valkey). Les profils plus techniques ont accès à une API REST et à un serveur MCP, qui permettent même à des agents IA de louer des machines.
Linux ou Windows, à l’heure, au mois ou à l’année
Les deux familles de systèmes sont disponibles. Les instances Windows tournent en mode évaluation : la licence se prévoit à part, ce que FFxF indique clairement sur sa page.
La facturation, elle, s’adapte à votre rythme. À l’heure, un Nano coûte 0,018 CAD. Le compteur s’arrête quand vous supprimez la machine, et il n’y a aucun engagement. Au mois, l’abonnement se renouvelle jusqu’à ce que vous le résiliiez. À l’année, c’est un engagement ferme facturé au prix de dix mois : le Nano passe à 85 CAD, soit deux mois offerts.
Le paiement se fait par carte, via Stripe, ou en cryptomonnaie, et les factures sont en dollars canadiens. Pour tester avant de vous lancer, FFxF offre 5 $ de crédit à l’ouverture du compte. Cela représente environ 277 heures de Nano. La carte est vérifiée sans être débitée, le crédit reste valable 60 jours et l’offre vaut une fois par compte et par carte, hors cartes prépayées. Vous avez aussi un filet de sécurité : le premier VPS est remboursé, une fois par client, si vous en faites la demande depuis la console dans les 7 jours qui suivent le paiement de la première facture.

Les machines FFxF tournent à Montréal, et l’équipe de support y travaille aussi. Photo Zahraa Hassan / Unsplash
Un support humain 24/7 basé à Montréal
Une personne répond, à toute heure, depuis Montréal. Sur un service technique, c’est ce qui rassure le plus un débutant. Le support couvre tout ce qui dépend de FFxF : l’infrastructure, le réseau, la console, la machine elle-même. Ce qui se passe à l’intérieur de la VM, le système invité et vos applications, reste votre domaine, puisque vous en avez l’accès root.
Pour garder la main sur vos données, une habitude simple suffit. Utilisez les 7 sauvegardes manuelles incluses avant chaque grosse mise à jour, en un clic dans la console. Si vous préférez ne plus y penser, l’option de sauvegarde automatique coûte 3 CAD par mois et par machine. Sur un serveur qui héberge les photos de famille ou les fichiers d’une entreprise, je l’ajouterais dès le premier jour.
Le bon point de départ, à mon avis, est le crédit de 5 $. Créez un Nano à l’heure, déployez l’image qui vous intéresse et regardez la machine démarrer en moins de deux minutes. Passez ensuite au palier qui correspond à votre usage réel.




